Association pour la santé publique du Québec

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Communiqués et publications

22 mars 2016 - Communiqué de presse - Alimentation tout-petits

Élimination des gras trans

L’ASPQ demande à la Ministre de la santé Philpott d’agir sur les gras trans

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L’ASPQ demande à la Ministre de la santé Philpott d’agir sur les gras trans

Montréal, le 3 mars 2016 – L’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ), appuyée par plusieurs organisations, souhaite que la ministre de la Santé, Jane Philpott, débute la régulation pour l’élimination des gras trans industriels de nos aliments.

Dans sa lettre de mandat, le Premier ministre, Justin Trudeau, s’attend à ce que la Ministre Philpott promeuve « la santé publique … en adoptant des règlements plus stricts, semblables à ceux en vigueur aux États-Unis, pour éliminer les gras trans … ajoutés dans les aliments transformés. » Aux États-Unis, la Food and Drug Administration a déjà, de son côté, ordonné aux industriels de l'agroalimentaire américains d’éliminer les huiles partiellement hydrogénées (source de gras trans industriels) des aliments transformés d’ici juin 2018. Bill Jeffery, du Centre for science in the public interest, indique que «selon la Charge mondiale de morbidité, en 2013, les gras trans étaient toujours responsables de 2653 décès au Canada .»

Au nom des Diététistes du Canada, Caroline Dubeau, Directrice régionale pour le Québec, commente : « il y va de la santé des Canadiens : ces substances sont nocives pour la santé et il existe différents produits sur le marché pour les remplacer. À l'heure actuelle, nous ne savons même pas combien de gras trans il y a dans les produits d'épicerie et les aliments de restauration puisque le Canada a cessé de surveiller les taux de gras trans il y a plus de 7 ans.»

« Dans un contexte où la prévalence d’obésité et de maladies chroniques est critique et coûteuse pour le Canada, les gras trans constituent un facteur aggravant que l’on doit réduire », renchérit Clara Couturier, analyste-recherchiste en politiques publiques de la Coalition québécoise sur la problématique du poids. Un nombre croissant de citoyens s’alimentent au restaurant plusieurs fois par semaine. Sachant que les portions ont également grossi et que plusieurs mets servis contiennent des gras trans industriels, il y a lieu de s’inquiéter du volume de consommation de ces graisses nocives. « C’est particulièrement préoccupant quand on sait que les menus pour enfants dans les restaurants proposent souvent des mets riches en gras trans », ajoute-t-elle.

Certaines municipalités pressent également le gouvernement d’agir. « Depuis plusieurs années, nous demandons au gouvernement de retirer l’usage des gras trans industriels dans les restaurants. Comme élus municipaux, nous avons à cœur la santé de nos citoyens et souhaitons que ceux-ci puissent avoir accès à une offre alimentaire saine. Aujourd’hui, nous sommes fiers d’avoir fait adopter à l’unanimité une motion pour faire éliminer les gras trans, au Conseil de la Ville de Montréal», précise Marvin Rotrand, conseiller municipal de Snowdon à Montréal.

De plus, des travaux menés par l’ASPQ en 2015 ont permis d’identifier que l’affichage des gras trans industriels sur les étiquettes d’aliments destinés aux tout-petits, âgés de 6 à 24 mois, n’était pas obligatoire, trompant ainsi les parents sur le contenu réel des produits qu’ils offrent à leurs enfants. «C’est totalement inacceptable! Comment les parents peuvent-ils faire un choix éclairé si l’information relative au gras trans est facultative? », s’inquiète Lucie Granger, directrice générale de l’ASPQ. « Sachant que l’élimination des gras trans industriels de nos aliments prendra un certain temps, le gouvernement canadien devrait minimalement, entre-temps, obliger l’industrie agroalimentaire à afficher la présence de gras trans sur la totalité des étiquettes des aliments transformés », ajoute Mme Granger.

Il n’existe aucune limite sécuritaire de consommation de gras trans. Ils sont néfastes pour la santé et fortement associés au risque de maladies cardiovasculaires. La situation est urgente et a été ignorée trop longtemps. L’ASPQ, la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC, les Diététistes du Canada et plusieurs autres organisations implorent le gouvernement de prendre des mesures pour remédier à la situation.
 

À propos de l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ)
L’ASPQ regroupe citoyens et partenaires pour faire de la santé durable, par la prévention, une priorité.
La santé est un actif social et économique, un droit et une responsabilité individuelle et collective. www.aspq.org.

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Source :
Jean Alexandre
Responsable des communications et de la collecte de fonds,
Association pour la santé publique du Québec
Téléphone : 514 528-5811, poste 261
Cellulaire : 514 442-7119
Courriel : jalexandre@aspq.org
 

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