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Situation au Québec

  • La grossesse et l’accouchement constituent une expérience humaine marquante pour la personne qui donne naissance et son entourage.
  • Comprendre le processus biologique de l’accouchement et son déroulement contribue à des décisions éclairées lors des soins et à une meilleure expérience.
  • Devenir parent est aussi un processus à apprivoiser. Même lorsqu’il est heureux, cet événement peut bousculer l’identité, le mode de vie et le bien-être des nouveaux parents. Une période d’adaptation de plusieurs mois est fréquente. Pour un coup de main, une variété de ressources communautaires sont disponibles dans le répertoire 211. Pour du soutien psychologique ou social, le service Info-Social 811 peut vous soutenir.

Devenir parent en chiffres

80 700

Nombre de naissances au Québec en 2022

De 3 à 6 mois

Temps moyen nécessaire, après l’accouchement, pour se sentir à l’aise dans les soins à donner à l’enfant et dans son rôle de parent

86 %

Pourcentage des Québécois qui acceptent l’allaitement en public

Dans ces courtes capsules, des parents racontent leur expérience liée à l’allaitement, à la sécurité, au sommeil et aux pleurs de leur enfant. Des ressources utiles sont également présentées.

L’allaitement

Le sommeil

Ces vidéos sont aussi disponibles avec des sous-titres en anglais, espagnol, créole et arabe.

La sécurité

Les pleurs

L’activité physique pendant la grossesse peut être accompagnée de craintes, mais elle est généralement bénéfique. Elle est généralement recommandée pour les femmes enceintes, car elle améliore :

  • la santé psychologique;
  • la santé physique;
  • le déroulement de l’accouchement [1].

Le trouble du spectre du l’alcoolisation fœtale (TSAF)

  • L’alcool est toxique pour le fœtus.
  • Il est préférable d’éviter l’alcool pendant toute la grossesse.
  • Pour en savoir plus sur le TSAF et découvrir des alternatives à l’alcool ainsi que des ressources, visitez le site grossessesansalcool.ca
  • D’autres substances peuvent avoir des effets sur la santé et le développement du fœtus et de l’enfant, dont le cannabis. Consultez notre fiche Cannabis, grossesse et allaitement : que savons-nous?

L’impact possible des abus sexuels du passé

La période périnatale peut être difficile pour certaines femmes vivant avec des antécédents d’agression sexuelle, mais des ressources existent.

  • Différents événements courants lors d’une grossesse, de l’accouchement ou de l’allaitement peuvent ramener à la mémoire une agression vécue ou provoquer des inconforts physiques ou psychologiques. C’est vrai même sans souvenirs conscients des événements.
  • Avec au moins 1 femme sur 5 rapportant avoir vécu une agression avant l’âge de 18 ans, il faut briser les tabous sur cette situation loin d’être marginale.
  • Différentes ressources sont disponibles pour soutenir les personnes concernées. Plusieurs sont proposées dans notre outil de sensibilisation « Saviez-vous qu’une grossesse peut réveiller le traumatisme d’un abus sexuel passé?« . 

Le personnel qui offre des soins pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement peut contribuer à réduire les impacts d’abus sexuels passés sur la période périnatale. Ces outils expliquent les conséquences possibles et proposent des pistes d’intervention.

L’allaitement

L’allaitement a des bénéfices pour la santé du bébé et de la mère.

  • Le lait maternel change selon les besoins du bébé et fournit une protection contre différentes infections parce qu’il contient les anticorps de la maman.
  • L’allaitement est bénéfique pour la santé de la mère : il aide l’utérus à reprendre sa forme, libère des hormones qui aident à relaxer et à récupérer et a un effet protecteur contre le cancer du sein et de l’ovaire.

  • Pour de l’information et des solutions aux défis qui se présentent :
  • Pour trouver une marraine d’allaitement :
  • Pour le respect de votre droit à allaiter et des moyens pour mettre en place de milieux favorables à l’allaitement :
    • Mouvement allaitement Québec
    • Les municipalités peuvent soutenir les personnes qui allaitent de différentes façons. Un outil, conjointement développé par le Mouvement allaitement Québec et l’ASPQ, propose des façons concrètes d’y arriver et des exemples inspirants.

La sage-femme au Québec

  • Réclamée par différents groupes sociaux, notamment lors des colloques « Accoucher ou se faire accoucher » en 1980, la légalisation de la profession de sage-femme a suscité l’intérêt du gouvernement du Québec en 1990. Celui-ci autorise la pratique des sages-femmes dans le cadre de projets pilotes afin de documenter sa pertinence. Pour réaliser cette expérimentation, sept maisons de naissance sont créées dans diverses régions du Québec.
  • En juin 1999, le gouvernement du Québec se dote d’une loi instituant la profession de sage-femme qui permet son exercice dans tous les lieux de naissance : à l’hôpital, en maison de naissance et à domicile. Un programme de formation de quatre ans est donné à l’Université du Québec à Trois-Rivières [3] et la première cohorte d’étudiantes est diplômée en juin 2003.
  • Selon l’ASPQ, toutes les personnes qui souhaitent accoucher avec une sage-femme devraient pouvoir le faire. En plus de respecter leur volonté et de favoriser une expérience positive de la grossesse et de la naissance [4,5], offrir un accès aux sages-femmes et aux maisons de naissance est un moyen efficace de réduire la pression sur le système de soins et de réduire les coûts liés aux accouchements au Québec [6].

  • Jusqu’au début du 20ème siècle, l’accouchement et les relevailles étaient pris en charge par la famille élargie et le voisinage, généralement avec l’aide d’une sage-femme. L’intervention d’un médecin était à peu près absente.
  • La « médicalisation » de la périnatalité, amorcée durant la première moitié du 20e siècle, s’est accélérée après la Seconde Guerre mondiale avec l’avènement de la médecine spécialisée dans les hôpitaux (Laurendeau, 1987), au point d’évacuer à peu près complètement du processus, les sages-femmes et, presque, les femmes elles-mêmes : on les «accouchait endormies» durant les années 1950 et une bonne partie des années 1960.
  • En 1973 le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS), qui s’appelait alors le ministère des Affaires sociales (MAS) lançait sa première politique en périnatalité.
  • Dans les années 70–80, l’accouchement à la maison est en progression, des femmes en aident d’autres à donner naissance, certaines se forment elles-mêmes pour le faire.
  • En 1980, l’ASPQ suscite un large débat autour du thème « Accoucher ou se faire accoucher »[2]. Ce grand rassemblement organisé avec le soutien du MAS est à l’origine de plusieurs changements. Le plus tangible étant certainement la légalisation de la profession de sage-femme.
  • Encore aujourd’hui, l’ASPQ rappelle l’importance de trouver un équilibre entre les avancées médicales et l’humanité de l’accouchement. En ce sens, elle encourage le gouvernement à assurer l’accès aux différentes options sécuritaires de lieu pour donner naissance lors des grossesses sans complications: hôpital, maison de naissance ou domicile avec le soutien d’une sage-femme.

Nos objectifs

SENSIBILISER LES QUÉBÉCOIS·ES, ET PLUS PARTICULIÈREMENT LES JEUNES FEMMES, AU TROUBLE DU SPECTRE DE L’ALCOOLISATION FOETALE (TSAF)  

FAIRE DE L’ACCOUCHEMENT PHYSIOLOGIQUE LE POINT DE RÉFÉRENCE DES PRATIQUES OBSTRÉTICALES ET ASSURER L’AUTONOMIE DES FEMMES ET DES FAMILLES DANS LES PRISES DE DÉCISIONS QUI LES CONCERNENT  

SOUTENIR DES ENVIRONNEMENTS FAVORABLES À L’ALLAITEMENT MATERNEL  

Nos actions

  • Recherche-action sur le Trouble du spectre de l’alcoolisation fœtale (TSAF) est en cours. Celle-ci a donné lieu notamment au site grossessesansalcool.ca
  • Appui de la pratique des sages-femmes:
    • Nous soutenons les femmes et les couples qui veulent avoir accès aux services d’une sage-femme et vivre un accouchement dans l’un des trois lieux prévus par la Loi sur les sages-femmes, soient le domicile, la maison de naissance ou le centre hospitalier.
    • Cet appui s’est concrétisé par notre participation au Comité Femmes-Sages-Femmes (animé par le Regroupement naissances respectées, anciennement Regroupement Naissance-Renaissance), par notre soutien aux projets de maisons de naissance et par nos partenariats, notamment avec le Regroupement Les sages-femmes du Québec et avec le Mouvement pour l’autonomie dans l’enfantement (autrefois Groupe MAMAN).
    • Signataire de la lettre ouverte Non à la mise sous tutelle médicale de la pratique sage-femme! publiée le 27 septembre 2023.
  • Projet sur la réduction des impacts des traumatismes sexuels lors de la grossesse, de l’accouchement et de l’allaitement.
  • Participation à une concertation nationale en périnatalité.

Actions terminées

  • Remise de prix de reconnaissance de 1995 à 2011 :
    • Le Prix Aurore Bégin reconnaît publiquement un projet qui influence positivement la culture de la période périnatale, en considérant celle-ci comme un processus physiologique normal de transformation personnelle, familiale et sociale;
    • Le Prix paternité reconnaît publiquement l’excellence et le caractère essentiel d’un projet qui valorise du rôle du père.
  • Jusqu’en 2012, l’ASPQ a mobilisé plusieurs partenaires au sein du Comité national de périnatalité. Cet espace de concertation et de collaboration, qui réunissait médecins spécialistes, sages-femmes, médecins omnipraticien et milieu communautaire, a favorisé le développement de projets rassembleurs et collectifs sur une variété de thèmes comme l’allaitement, l’accès aux services sages-femmes, l’amélioration des soins, les droits et choix des femmes et familles, etc. Parmi les travaux de ce comité, retenons l’élaboration de la Politique de périnatalité 2008-2018 auquel il a activement participé.

2022

Appui au mémoire de Médecins du monde intitulé "Santé sexuelle et reproductive des femmes vivant au Québec. L'urgence d'agir pour garantir le bénéfice des régimes publics d'assurance pour toutes les femmes, peu importe leur statut migratoire."

Mémoire Médecins du monde 2022

1998

Mémoire déposé par l’ASPQ à l’Office des professions du Québec sur un modèle d’ordre professionnel spécifique aux sages-femmes

Mémoire sages-femmes, ASPQ 1998

2010: Congrès interdisciplinaire - Enfanter le monde

Dans le but de renforcer notre confiance dans la capacité naturelle de porter nos enfants, de les mettre au monde et de les nourrir physiquement, psychiquement et spirituellement, l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ), en partenariat avec l’Association des omnipraticiens en périnatalité du Québec (AOPQ), le Regroupement Les Sages-femmes du Québec (RSFQ) et la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) ont organisé ces deux jours de formation et d’échanges sur les pratiques optimales en périnatalité. Ceux-ci se sont tenus au Centre des congrès de Québec les 25 et 26 novembre 2010.

2008 : conférence

Devenir parents : des besoins à connaitre et à reconnaitre.

1993-2000 Journées annuelles de périnatalité

Elles se sont déroulées dans la plupart des régions du Québec. Branchées sur les réalités des parents et des intervenantes, ces journées réunissaient des chercheurs, des membres d’organismes communautaires et des gestionnaires autour d’un thème commun lié à l’organisation des services en périnatalité, pour mieux comprendre, analyser et proposer des actions aux décideurs et planificateurs régionaux. • 2000 - En l’an 2000, branché sur les nouvelles familles québécoises • 1998 - Soutenir la maternité et la paternité sans s’essouffler • 1996 - L’intégration des sages-femmes dans le système de santé québécois • 1994 - Et après : être reconnu et soutenu dans le rôle de parents • 1993 - La Famille au cœur des soins : l'approche intégrée en milieu hospitalier

1980-2000: la suite des colloques "Accoucher ou se faire accoucher"

La revendication de réappropriation du processus de la grossesse et de l’accouchement aura des répercussions dans de nombreux aspects de la périnatalité. «Humanisation» et «Démédicalisation», les deux mots clés de toute cette période, portés par les milieux communautaires pénètrent aussi les milieux professionnels, les CLSC et les centres hospitaliers. La vague d’humanisation se répand dans les milieux institutionnels de la santé. De plus en plus d’intervenant.e.s questionnent leurs pratiques et leurs attitudes. Les salles d’accouchement font progressivement place aux chambres de naissance. Le travail du personnel en milieu hospitalier tend à être réorganisé pour offrir davantage de continuité dans les soins. o 1990 : colloque Au carrefour de la nouvelle périnatalité. o 1980: les colloques "Accoucher ou se faire accoucher" (https://www.aspq.org/documents/file/19-accoucher-ou-se-faire-accoucher-1981.pdf) En 1980, nous avons organisé les colloques « Accoucher ou se faire accoucher ». Plus de 10 000 personnes, dans toutes les régions du Québec, expriment alors leur inquiétude et contestent l’emprise du pouvoir médical sur le corps des femmes. La médicalisation de la grossesse et de l’accouchement, le morcellement et la déshumanisation des soins et des services sont pointés du doigt. L’utilisation d’interventions, notamment chirurgicales, destinées à favoriser la naissance, est critiquée. L’épisiotomie et la césarienne sont particulièrement décriées. Près d’une femme sur cinq accouche par césarienne (1980 = 19,3 %), huit femmes sur dix ont une épisiotomie (1980 = 75 %). De plus, les disparités régionales sont remarquables. Des comparaisons internationales et des données produites par l’Organisation mondiale de la santé permettaient de prendre conscience que le Québec avait des taux d’interventions obstétricales particulièrement élevés, notamment en ce qui a trait à la césarienne et à l’épisiotomie.

2

O’Neill, M., Saillant, F., Pelletier, L., Leclerc, D. & Lepage, L. (1990). La périnatalité au Québec : Une série d’études significatives à plusieurs égards. Service social, 39 (2), 217–234.

La périnatalité au Québec

4

McLachlan, H. L., D. A. Forster, M.-A. Davey, T. Farrell, M. Flood, T. Shafiei, and U. Waldenström. “The Effect of Primary Midwife-Led Care on Women’s Experience of Childbirth: Results from the COSMOS Randomised Controlled Trial.” BJOG: An International Journal of Obstetrics and Gynaecology 123, no. 3 (February 2016): 465–74.

https://doi.org/10.1111/1471-0528.13713

5

Cibralic, Sara, Wendy Pickup, Antonio Mendoza Diaz, Jane Kohlhoff, Lisa Karlov, Anthea Stylianakis, Virginia Schmied, Bryanne Barnett, and Valsamma Eapen. “The Impact of Midwifery Continuity of Care on Maternal Mental Health: A Narrative Systematic Review.” Midwifery 116 (January 1, 2023): 103,546. h

ttps://doi.org/10.1016/j.midw.2022.103546

6

Attanasio, Laura B., Fernando Alarid-Escudero, and Katy B. Kozhimannil. “Midwife-Led Care and Obstetrician-Led Care for Low-Risk Pregnancies: A Cost Comparison.” Birth 47, no. 1 (March 1, 2020): 57–66.

https://doi.org/10.1111/birt.12464

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