Association pour la santé publique du Québec

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Communiqués et publications

14 décembre 2016 - Communiqué de presse
Approche axée sur la santé publique : des inquiétudes demeurent

Rapport du groupe de travail sur la légalisation et la réglementation du cannabis

Approche axée sur la santé publique : des inquiétudes demeurent

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Pour diffusion immédiate

Montréal, 14 décembre 2016 – L’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ) a lu avec intérêt le rapport publié par le Groupe de travail sur la légalisation et la réglementation de la marijuana. « Nous sommes satisfaits de l’approche axée sur la santé publique en matière de réglementation du cannabis, mais des bémols subsistent », mentionne Émilie Dansereau-Trahan, chargée de dossiers à l’ASPQ.

Les produits dérivés (bonbons et gâteaux par exemple)
« Bien que le groupe de travail laisse la porte ouverte à la vente de produits dérivés du cannabis, nous recommandons au gouvernement fédéral d’y aller graduellement dans l’offre de produits du cannabis. Les produits dérivés présentent des risques particuliers. Il est plus difficile d’en contrôler la concentration en THC et l’effet est plus lent à se faire sentir ce qui, au Colorado, a mené à plusieurs cas d’intoxication » rappelle Émilie Dansereau-Trahan.

Le marketing
« Si le gouvernement s’engage à restreindre l’accès au cannabis, pourquoi serait-il en faveur d’une diversité des producteurs de cette substance ? » Selon madame Dansereau-Trahan, la légalisation du cannabis doit servir de mesure de réduction des méfaits. « Il ne s’agit pas de banaliser une substance ayant des effets sur la santé, mais bien de l’encadrer. Dans les derniers mois, nous avons pu constater que certains producteurs de cannabis médicinal profitaient en quelque sorte de l’absence de réglementation afin de positionner leurs produits et d’afficher des publicités axées sur le style de vie. Ces producteurs sont déjà présents sur les médias sociaux et dans divers événements. » Cette situation inquiète madame Dansereau-Trahan qui soutient que « le marketing doit être rigoureusement balisé afin d’interdire à l’industrie de faire toute promotion axée sur l’attrait d’un style de vie. Le nom des produits devrait aussi faire l’objet de réglementations strictes et l’emballage neutre devrait être privilégié. »

Chaîne d’approvisionnement sécuritaire et responsable
Le rapport du groupe de travail recommande qu’il n’y ait pas de co-implantation des ventes d’alcool ou de tabac et de cannabis dans la mesure du possible. Selon l’ASPQ, il devrait s’agir d’une mesure non négociable, qui devrait s’appliquer dans tous les cas, sur l’ensemble du territoire québécois.


En octobre dernier, l’ASPQ a commandé un sondage, visant à connaître l’opinion des Québécois concernant entre autres la légalisation du cannabis, sa distribution et ses produits dérivés. On y apprend que :
 60 % des répondants expriment de l’inquiétude par rapport à la légalisation du cannabis.
 45 % des répondants considèrent que le cannabis récréatif devrait être vendu dans des succursales gérées par le gouvernement
 67 % croient que le gouvernement devrait interdire la vente de produits dérivés du cannabis (gâteau, bonbons, etc.).


À propos de l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ)
L’ASPQ regroupe citoyens et partenaires pour faire de la santé durable, par la prévention, une priorité.
L’ASPQ soutient le développement social et économique par la promotion d’une conception durable de la santé et du bien-être. La santé durable s’appuie sur une vision à long terme qui, tout en fournissant des soins à tous, s’assure aussi de les garder en santé par la prévention. www.aspq.org.

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Source : Jean Alexandre
Responsable des communications et de la collecte de fonds,
Association pour la santé publique du Québec
Téléphone : 514 528-5811, poste 261
Cellulaire : 514-442-7119
Courriel : jalexandre@aspq.org

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