Association pour la santé publique du Québec

Retour à la liste Imprimer

Communiqués et publications

23 octobre 2016 - Communiqué de presse - Rayonnement de la santé publique
Une première nord-américaine: Québec adopte une Politique gouvernementale de prévention en santé

Une première nord-américaine: Québec adopte une Politique gouvernementale de prévention en santé

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Pour diffusion immédiate

version pdf

Une première nord-américaine : Québec adopte une Politique gouvernementale de prévention en santé


Montréal, le 23 octobre 2016 – La Politique gouvernementale de prévention en santé de la Ministre Lucie Charlebois confirme le leadership du Québec en matière de prévention.

Selon Lucie Granger, directrice générale de l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ), « le Québec s’inscrit maintenant dans un grand mouvement visant à créer, maintenir et améliorer les conditions et la capacité de chacun à réaliser son plein potentiel et à participer au développement durable de la collectivité. Pour bâtir une société prospère au 21e siècle, élus, ministères, municipalités, entreprises, communautés et individus doivent se mobiliser et contribuer à créer ensemble des environnements sains, pour nous et les générations futures. » 

Dans son énoncé de position, Bâtir la santé durable au 21e siècle, publié en janvier 2016, l’ASPQ rappelle que les défis de santé sont nombreux : parmi ceux-ci, notons les coûts croissants des soins de santé; l’augmentation des cas de maladies chroniques ; le vieillissement de la population; les changements climatiques et la dégradation de l’environnement; les écarts de santé entre les riches et les pauvres; et la baisse du niveau de littératie, cette capacité pour un individu de comprendre, évaluer et communiquer de l’information.

Madame Granger rappelle que « l’État a un impact direct sur la santé de la population et avec cette politique, il agit en amont et permet d’éviter de franchir les portes de l’urgence de l’hôpital. La prévention fait faire des économies appréciables, tant au plan social qu’économique. » 

Pour Lucie Granger, « il est urgent et surtout possible d’agir pour faire face à la complexité grandissante des problèmes de santé. Il devient de plus en plus nécessaire d’inclure le principe de la santé dans toutes les politiques et dans tous les domaines de l’activité humaine, l’alimentation, le transport, l’environnement, les technologies, etc. La prévention constitue un atout majeur et requiert une volonté nette et unanime des élus de l’Assemblée nationale. D’ailleurs, lorsque le gouvernement manifeste une volonté politique claire pour intervenir en santé publique et en promotion des saines habitudes de vie, assorti de budgets afférents, il obtient des résultats probants : la santé infantile, le tabagisme, la sécurité routière, la santé environnementale, les maladies infectieuses ne sont que quelques domaines où les initiatives de prévention conjuguées aux interventions gouvernementales ont été déterminantes. »

Lucie Granger insiste sur le fait que « la santé de la population constitue le principal actif des sociétés dont le potentiel de développement repose de plus en plus sur le savoir et sur la compétence de ses citoyens. La durabilité de cet actif nécessite un engagement clair à maintenir la santé et à l’améliorer grâce à un investissement majeur en faveur de la prévention. En ce sens, la Politique de prévention en santé de la Ministre Charlebois est inspirante, mobilisatrice et soucieuse d’équité. On doit, à la fois, applaudir les cibles ambitieuses de cette politique et réunir toutes les conditions favorables à son plein envol. »

Les maladies chroniques sont des affections non transmissibles de longue durée qui évoluent lentement, mais qui, dans la plupart des cas, peuvent être évitables. Fait à noter, 80 % des cas de maladies cardiovasculaires et d’AVC, 80 % des cas de diabète de type II et 50 % des cancers sont évitables en adoptant de meilleures habitudes de vie.

Le coût des six maladies chroniques, en 2013, était évalué à 8,1 G$, la majeure partie des coûts, soit 61 %, étant attribuable au coût de mortalité prématurée. Ensemble, les coûts de traitement (médicaments, soins hospitaliers et soins médicaux) représentaient 24 % du coût total.

Chaque dollar investi en prévention et en promotion de la santé permet d’économiser 5,60 $ sur les dépenses de soins de santé.

À propos de l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ)
L’ASPQ regroupe citoyens et partenaires pour faire de la santé durable, par la prévention, une priorité.
L’ASPQ soutient le développement social et économique par la promotion d’une conception durable de la santé et du bien-être. La « santé durable » s’appuie sur une vision à long terme qui, tout en fournissant des soins à tous, s’assure aussi de les garder en santé par la prévention. www.aspq.org.

- 30  -


Source :Jean Alexandre, responsable des communications et de la collecte de fonds
Association pour la santé publique du Québec
Téléphone : 514 528-5811, poste 261
Cellulaire : 514-442-7119
jalexandre@aspq.org

1. Plus d’un Québécois sur deux âgé de 12 ans et plus souffre d’au moins une maladie chronique
Partager