Association pour la santé publique du Québec

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Obésité - PSMA

L’alimentation et la pratique d’activités physiques ne suffisent pas à enrayer l’épidémie d’obésité

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Montréal, le 3 mars 2016 – L’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ) salue l’approche pansociétale pour un Canada en meilleure santé publiée mardi par le Comité sénatorial permanent des Affaires sociales, des sciences et de la technologie. Ce rapport insiste sur l’ampleur actuelle de l’épidémie d’obésité au Canada en soulignant que de 48 000 à 66 000 Canadiens meurent chaque année de maladies liées à un excès de poids et que les coûts annuels liés à l’obésité varient de 4,6 à 7,1 milliards de dollars en soins de santé et en perte de productivité.

Qu’en est-il de l’environnement socioculturel?
L’ASPQ se désole que les solutions envisagées ne touchent que l’alimentation et la pratique d’activités physiques. « Tout le monde s’entend pour dire que la problématique du poids est complexe et multifactorielle. Pourtant, les solutions proposées pour pallier cet enjeu majeur de santé publique occultent d’autres facteurs importants liés à la lutte à l’obésité. En effet, qu’en est-il de l’industrie de l’amaigrissement et de ses multiples produits, services et moyens amaigrissants (PSMA) qui, par leurs publicités fausses et trompeuses, visent une population vulnérable ayant une préoccupation excessive à l’égard du poids et qui souhaite correspondre à un modèle unique de beauté? », s’inquiète madame Granger. « L’utilisation de PSMA n’est pas une solution éprouvée aux problèmes de surpoids. À ce jour, aucune étude scientifique n’a réussi à prouver l’efficacité des PSMA disponibles sur le marché » rajoute madame Granger.

Image corporelle et stigmatisation à l’égard du poids
« Le désir de correspondre aux modèles de beauté et la stigmatisation liés à l’obésité sont souvent des déclencheurs qui incitent plusieurs individus à opter pour des solutions rapides de perte de poids. Les promesses des PSMA sont alléchantes pour ceux et celles qui souhaitent perdre leurs kilos indésirables ou qui croient pouvoir se sculpter un corps de dieu ou de déesse, et ce, facilement, rapidement et sans effort. Toutefois, plusieurs PSMA en vente libre sont potentiellement dangereux : on leur découvre souvent une face cachée qui détériore la santé physique et psychologique des utilisateurs » rappelle madame Granger. L’écart entre l’idéal de beauté prôné par l’industrie et la réalité crée une insatisfaction pour plusieurs individus face à leur propre image corporelle, ce qui entraîne souvent l’adoption de comportements néfastes à la santé. « La dangerosité des PSMA, leur omniprésence commerciale et médiatique, leur facilité d’accès ainsi que les tactiques de commercialisation utilisée par l’industrie de l’amaigrissement jumelés au laxisme des réglementations à leur sujet inquiètent au plus haut point l’ASPQ » souligne madame Granger. Selon elle, « réglementer l’industrie des PSMA, valoriser une image corporelle saine et diversifiée et lutter contre la stigmatisation à l’égard du poids devraient faire partie d’une stratégie pansociétale de lutte à l’obésité. »

Dans son appel à l’action pour démasquer l’industrie de l’amaigrissement, l’ASPQ demande que les PSMA soient inscrits dans les préoccupations politiques du gouvernement fédéral.

 

À propos de l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ)
L’ASPQ regroupe citoyens et partenaires pour faire de la santé durable, par la prévention, une priorité.
La santé est un actif social et économique, un droit et une responsabilité individuelle et collective. www.aspq.org.

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Source :
Jean Alexandre
Responsable des communications et de la collecte de fonds,
Association pour la santé publique du Québec
Téléphone : 514 528-5811, poste 261
Cellulaire : 514-442-7119
Courriel : jalexandre@aspq.org
 

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