Association pour la santé publique du Québec

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Qui utilise des PSMA?

  • Les plus grandes utilisatrices de PSMA sont les 35-44 ans (28%).
  • En 2008, il y a plus de femmes âgées entre 55 et 65 ans qui ont tenté de perdre du poids avec un PSMA qu’en 2003.
  • Le fait d’avoir recours à des PSMA n’est pas influencé par le niveau de scolarité.
  • Les utilisatrices de PSMA font en moyenne 2 tentatives de perte de poids par année.
  • En ce qui concerne les tentatives de maintien du poids, environ le 2/3 des répondantes ont tenté de le faire au moins à toutes les semaines à l’aide d’un PSMA.
     

Ainsi, il n’y a pas un portrait type de l’utilisatrice de PSMA. C’est pourquoi il importe de questionner vos patientes à ce sujet.

(Selon les résultats d'un sondage réalisé par l'ASPQ en 2009 concernant les utilisatrices de PSMA.)

Sondage réalisé en 2009 par l'ASPQ sur les utilisatrices de PSMA
 

Dans le but de dresser un portrait des utilisatrices de PSMA, l’ASPQ a effectué un sondage en 2009 auprès des Québécoises âgées de 18 à 65 ans ayant eu recours à un PSMA dans les douze derniers mois. Ces femmes peuvent être l’une de vos patientes.
 

  • D’après les résultats de ce sondage, les utilisatrices de PSMA :
  1. Se retrouvent dans toutes les tranches d’âge
  2. Certaines ont un poids santé et d’autres ont un surplus de poids
  3. Peu importe l’âge et le poids, le désir d’être mince est présent


Les femmes ayant eu recours ou souhaitant utiliser des PSMA

Dans le cadre du projet PSMA : des outils pour une clientèle diabétique à risque, nous avons réalisé des groupes de discussions avec des femmes âgées entre 25 et 65 ans ayant déjà utilisé un PSMA ou envisageant d’y avoir recours prochainement. L’objectif principal était d’identifier et de comprendre les perceptions, attitudes, freins et motivations des femmes face aux différents PSMA qui s’offrent à elles.

Plus spécifiquement, les groupes de discussion cherchaient à comprendre les dimensions suivantes :

  • Comportements actuels des femmes à l’égard de leur alimentation.
  • Perceptions et attitudes des femmes à l’égard de leur poids.
  • Identification des freins et des motivations des femmes à entreprendre une cure amaigrissante.
  • Facteurs d’influence dans le choix d’un produit ou d’une méthode de perte de poids.
  • Validation de la connaissance des femmes sur les risques associés à ces produits ou méthodes amaigrissantes.
  • Réactions face à la présentation d'alternatives « moins miraculeuses » mais plus sécuritaires.

Aperçu des constats dégagés suite à la réalisation de ces groupes de discussion :

Perceptions et attitudes face au contrôle du poids

Les sources de motivation menant à la consommation de PSMA sont liées soit à la santé, soit à l’apparence physique ou aux deux. Plusieurs mentionnent l’estime de soi et le désir de se sentir bien dans sa peau comme motivation à recourir à des PSMA.

Processus décisionnel

C’est le niveau d’urgence ressentie par rapport à son poids qui influence davantage l’attitude des femmes quant au choix de la méthode de perte de poids. Les mesures choisies seront donc fortement influencées par la nature du besoin ressenti. Si le désir est de nature préventive, les méthodes seront moins draconiennes que si l’attitude est de nature obsessive.
 

Risques perçus des PSMA

Le principal risque rapporté spontanément est celui de vivre un échec dans sa démarche de perte de poids, donc de ne pas perdre le poids souhaité. Les participantes ont paru peu informées, mais aussi peu enclines à s’informer.

Votre rôle est important. Vous devez agir au niveau du processus décisionnel de vos patientes en les informant sur les risques physiques et psychologiques des PSMA, car ces derniers sont méconnus et souvent minimisés.