Association pour la santé publique du Québec

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Problématique du poids

Problèmatique du poids
57% de la population est en excès de poids

Plus d'une Québécoise sur cinq affirme que la gestion de son poids domine sa vie

Les problèmes reliés au poids affectent la santé des individus de même que leur qualité de vie. Ils sont associés au développement de maladies chroniques, telles que le diabète et les maladies cardiovasculaires, ainsi qu’à des conséquences au niveau psychosocial, par exemple des effets négatifs sur l’estime de soi et l’image corporelle ou encore la discrimination. La prévention de l’obésité est essentielle, car les problèmes reliés au poids ont également des effets économiques néfastes sur les coûts des traitements de l’obésité et des maladies qui y sont associés.

L’ASPQ et la prévention de l’obésité

Objectifs des activités de l’ASPQ en matière de problématique du poids

  • D’informer et de sensibiliser la population
  • Mobiliser ses partenaires autour d’enjeux communs
  • Responsabiliser l’industrie
  • Influencer les décideurs

L'obésité un problème mondial 
Les problèmes reliés au poids tels que le surplus de poids, l’obésité ainsi que la préoccupation excessive à l’égard du poids augmentent de façon considérable au Québec, au Canada et ailleurs sur la planète.
L’Organisation mondiale de la santé considère d’ailleurs l’obésité comme une épidémie et elle enjoint les gouvernements et les acteurs de la société à agir rapidement face à cette situation.

Urbanisme et environnement alimentaire

L’obésité chez les jeunes

L’obésité chez les jeunes Québécois est devenue, au cours des dernières années, un problème de santé publique susceptible d’hypothéquer la santé et la qualité de vie de toute une génération. La présence de malbouffe comme offre alimentaire à proximité des établissements d’enseignement est une réalité fort répandue et il est inquiétant de constater à quel point cela peut nuire aux efforts déployés par le milieu scolaire pour mettre en œuvre la politique alimentaire dans les écoles. Près d’un jeune Québécois sur quatre, âgé entre 12 et 17 ans, souffre d’embonpoint ou d’obésité (2004).

  • 44 % des jeunes Québécois âgés de 15 et 16 ans consomment TOUS LES JOURS des grignotines, des bonbons ou des boissons gazeuses.

 

Présentation du projet 

L’environnement alimentaire autour des écoles

Ayant pour mission de contribuer à la promotion, au maintien et à l’amélioration de la santé et du bien-être de la population québécoise, l’ASPQ mène depuis 2009, en collaboration avec le Réseau québécois Villes et Villages en santé, un projet pilote en lien avec l’urbanisme et l’environnement alimentaire autour des écoles.

Visionnez le vidéo explicatif du projet :

Ce projet s’inscrit à l’intérieur d’une approche de politique publique par laquelle la municipalité pourra affirmer sa volonté de contribuer au bien-être des jeunes, tout en recevant le soutien nécessaire afin de rallier les élus, les administrateurs municipaux, les intervenants de santé publique, le milieu scolaire, les citoyens ainsi que les leaders de la communauté autour d’une politique de promotion des saines habitudes de vie.

Téléchargez la communication affichée qui résume la recherche-action affiche

La population appuie l’idée de limiter l’offre alimentaire aux abords des écoles :

  • 76 % de la population québécoise se dit en faveur d’interdire l’implantation de nouveaux restaurants de type fast-food à proximité des écoles (selon un sondage réalisé en 2009).

Faits saillants

Au Québec

L'obésité chez les jeunes

  • Près de 1 jeune sur 4 âgé entre 12 et 17 ans souffre d'embonpoint ou d'obésité (2004)
     

Les impacts de l’obésité chez les jeunes :

  • Risques de développer un diabète de type 2
  • Risques de maladies cardio-vasculaires à l’âge adulte
  • Discrimination et baisse d’estime de soi
     

Environnement alimentaire : forte présence de restauration rapide autour des écoles :

  • 37 % des écoles publiques du Québec ont au minimum un restaurant rapide à moins de 15 minutes de marche. Cette donnée est sous-estimée puisque l’étude ne tient compte que des établissements faisant partie d’une chaîne de restaurant. (2009)
  • 62 % des écoles publiques du Québec ont au minimum un dépanneur dans une zone de moins de 15 minutes de marche. (2009)
     

Les habitudes alimentaires chez les jeunes

  • 44 % des jeunes âgés de 15 et 16 ans consomment TOUS LES JOURS des grignotines, des bonbons, ou des boissons gazeuses

 

Objectifs du projet

  • Étudier la possibilité d’utiliser les règlements d’urbanisme pour interdire l'implantation de nouveaux restaurants rapides autour des écoles.
  • Mieux connaître les considérations juridiques, urbanistiques et politiques entourant la mise en œuvre de telles mesures.

 

Finalité du projet

Rédiger et publier un guide à l'intention des municipalités du Québec sur la marche à suivre pour limiter la restauration rapide autour des écoles et sur leur territoire, sur la base des expériences des projets pilotes, dans les domaines juridique et urbanistique.

Grandes étapes

  1. Appel de propositions
  2. Choix des villes participantes
  3. Formation des comités d’experts juridiques, urbanistiques et scientifiques afin d’explorer les différentes possibilités et recommandations sur la forme que prendra la solution
  4. Formation des équipes de travail dans chacune des villes choisies
  5. Cueillette d’information afin de développer un argumentaire
  6. Réaliser un portrait de l’environnement alimentaire autour des écoles de chacune
  7. Élaborer des propositions de modifications réglementaires en collaboration avec les municipalités participantes et des spécialistes en urbanisme et en droit.

Critères de sélection des 3 municipalités choisies

Les villes de Baie-St-Paul, Gatineau et Lavaltrie :

  • Ont démontré leur capacité à assurer le succès du projet pilote, notamment en fonction du contexte politique, de l’ouverture des élus et des administrateurs, de l’intérêt des intervenants de santé publique et du milieu scolaire.
  • Ont démontré la présence d’un besoin réel en termes d’amélioration de l’environnement alimentaire autour des écoles.
  • Sont membre du Réseau québécois de Villes et Villages en santé ou de tout autre regroupement voué à la santé et à la qualité de vie.
  • Ont adopté une politique familiale.
  • Possèdent un regroupement local de Québec en Forme.
  • Ont démontré une volonté de travailler avec des intervenants de la direction de santé publique de leur région.
  • Présentent des possibilités de développements immobiliers près des écoles.

 

Villes choisies : Baie-St-Paul, Lavaltrie et Gatineau

Un sondage effectué en septembre 2010 révèle que la population des trois municipalités appuie sans réserve le projet:

  • Gatineau : 87 %
  • Lavaltrie : 87 %
  • Baie-St-Paul : 83 %

Les villes choisies pour la réalisation du projet-pilote présentent des caractéristiques fort différentes les unes des autres et reflètent ainsi diverses réalités municipales au Québec, notamment au niveau de la taille et du stade de développement des villes. Elles ont une préoccupation commune, la santé et l’alimentation des jeunes, et ont toutes trois à cœur de leur offrir un environnement qui favorise l’adoption de saines habitudes de vie. Le projet d’urbanisme et d’environnement alimentaire autour des écoles s’inscrit à l’intérieur d’une approche de politique publique par laquelle la municipalité pourra affirmer sa volonté de contribuer au mieux-être des jeunes.

La réglementation municipale peut aider

à la promotion de la santé auprès des jeunes.

 

Pourquoi Baie-Saint-Paul?

Baie-Saint-Paul: un environnement sain pour les jeunes

  • Population : 7 290 habitants
  • Écoles : 2 écoles primaires et 1 école secondaire 
  • Sondage septembre 2010 : 83 % des Baie-Saint-Paulois appuient le projet

Baie-Saint-Paul se situe à quelque 100 km de Québec. Elle fait partie de la région touristique de Charlevoix, mais aussi de la région administrative de la Capitale nationale. Baie-Saint-Paul est une ville de centralité, un pôle de service et du développement régional. 

La santé et la qualité de vie citoyennes sont au centre des préoccupations de la Ville. Les personnes, la protection de leur santé et l’amélioration de leur qualité de vie en harmonie avec la nature sont des principes qui guident les politiques de la Ville. En effet, plusieurs politiques sont en lien avec la santé des citoyens.

À l’Agenda 21, politique pour laquelle Baie-Saint-Paul a reçu le Prix d’excellence du Réseau québécois des Villes et Villages en santé en 2006, le premier principe stipule que les personnes, la protection de leur santé et l’amélioration de leur qualité de vie sont au centre des préoccupations relatives au développement durable. Les personnes ont droit à une vie saine et productive, en harmonie avec la nature. Et que pour ce faire, la ville s’engage à optimiser et améliorer les équipements de loisir en collaboration avec les partenaires.

En plus du développement régional et agrotouristique, le champ d’activités de la Santé, loisir, éducation et jeunesse est l’un des quatre secteurs visés dans sa Politique de subventions, dons et prêts.

Par ailleurs, le Plan d’action de sa Politique familiale vise à développer des circuits piétonniers et favoriser la présence des piétons dans les aménagements urbains de la ville; à promouvoir la marche et le vélo tout en poursuivant le développement du réseau de pistes cyclables; à améliorer les équipements pour les loisirs : parcs, bâtiments et modules de jeu; à organiser des Rendez-vous de la santé qui fait la promotion des saines habitudes de vie pour toute la famille.
 

Les retombées positives du projet pilote

Le maire, Jean Fortin, nous indique que les membres du conseil municipal sont plus sensibilisés au problème et qu’ils encadreront le plus rapidement possible ce type de restauration par un règlement de zonage fondé sur les usages conditionnels : «Il y a une plus grande réflexion par rapport à utiliser le zonage pour améliorer l’offre alimentaire autour des écoles, en particulier sur la façon d’intégrer cela dans notre nouveau plan d’urbanisme».

La ville qui a été très sollicitée par les médias concernant les suites du projet pilote, développe une plus grande réflexion quant à l’utilisation du zonage pour améliorer l’offre alimentaire autour des écoles ainsi que sur la façon de l’intégrer dans son nouveau plan d’urbanisme. Baie-Saint-Paul a le souci d’améliorer sa politique de promotion des saines habitudes de vie vers une gestion optimale des usages liés à l’offre alimentaire.

Pourquoi Gatineau?

Gatineau: leader pour la santé des jeunes

  • Population : 250 000 habitants
  • Écoles : 54 écoles primaires et 13 écoles secondaires
  • Sondage septembre 2010 : 87% des Gatinois appuient le projet

Gatineau s’est doté d’une politique familiale en 2005 dont l’un des principaux axes est d’agir sur la qualité de l’environnement et de contribuer au mieux-être physique et mental des familles. La politique des loisirs, du sport et du plein air de la ville, privilégie l’accès à des aliments sains dans les infrastructures et les parcs municipaux.

La ville, par l’entremise du leadership de sa Commission Gatineau, ville en santé, travaille à la mise en place de différentes actions afin de promouvoir de saines habitudes de vie pour une communauté en santé. Toujours à la recherche de nouveaux moyens à mettre en œuvre pour assurer une saine qualité de vie à ses citoyens, Gatineau a récemment uni sa voix à celles de plusieurs autres municipalités en signant la déclaration d’engagement pour les saines habitudes de vie du ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire (MAMROT) et en se joignant au Réseau de Villes et Villages en santé.

De plus, pour assurer la pérennité de ses actions, l’ex-ville de Hull avait créé en 1989 la Commission Hull, Ville en santé devenue la Commission Gatineau, Ville en santé lors des fusions municipales en 2002. Par l’entremise de cette commission, la Ville s’est jointe au Réseau de Villes et Villages en santé.
 

Les retombées positives du projet pilote

Depuis la fin du projet pilote, le Service d’urbanisme et du développement durable de la ville a poursuivi son objectif d’accessibilité à une alimentation saine et la promotion des saines habitudes de vie, via la préparation du schéma d’aménagement et de développement révisé. Notamment, un volet sur l’agriculture urbaine et l’accessibilité à des aliments sains a été exploré et pourra donner suite à des actions. La ville a adopté dans ce sens, une politique alimentaire en juillet 2010.

Selon Madame Magdalena Dudek, urbaniste et chargée à la réglementation au Service de l'urbanisme et du développement durable, «L’objectif principal est de contribuer à l’amélioration de la qualité des aliments offerts, créer des environnements favorables à une saine alimentation et enfin faciliter l’accès à des aliments sains dans les infrastructures, en accord avec la mission et les responsabilités de la ville de Gatineau et en cohérence avec son intervention dans l’aménagement du territoire et des infrastructures communautaires, culturelles, de loisir, de sport et de plein air». 

Plus précisément, les changements proposés consistent à favoriser et à faciliter, dans les installations municipales et sur le territoire, l’accès à des aliments à haute valeur nutritive en accord avec les connaissances reconnues d’une saine alimentation.

Pourquoi Lavaltrie?

Lavaltrie: l'avenir en santé des familles

  • Population : 13 000 habitants
  • Écoles : 4 écoles primaires et 1 école secondaire
  • Sondage septembre 2010 : 87% des Lavaltrois appuie le projet

La Ville de Lavaltrie est fière d'avoir pris part au projet pilote Urbanisme et environnement alimentaire autour des écoles, et ce, depuis janvier 2009. Il s’agit pour eux d’une belle occasion d’approfondir leur réflexion en regard du développement, et ce, dans le but d’améliorer la qualité de vie des familles lavaltroise, en favorisant l'adoption et le maintien de saines habitudes de vie, particulièrement autour des milieux scolaires.

Sise sur le Chemin du Roy, la Ville de Lavaltrie étonne par sa vocation à la fois urbaine et rurale. Été comme hiver, la Ville de Lavaltrie offre une série d’activités culturelles et de plein air pour agrémenter les journées de loisir en famille. Séduites par la qualité de vie, par la proximité des grands centres et par l’attrait du fleuve, de nombreuses personnes, dont plusieurs jeunes familles, choisissent de s’établir à Lavaltrie.

À Lavaltrie, la Politique familiale municipale est la pierre angulaire de plusieurs des décisions et des projets à venir. Au coeur de la réflexion, il y a toujours une grande priorité : la famille lavaltroise avec sa réalité actuelle.

La ville est à l’image de ses familles, qui représentent la majeure partie de la population locale. Pour le bien-être des parents et des enfants, la ville a choisi d’évoluer dans un environnement équilibré et en santé. Cette philosophie a incité la ville à promouvoir au cours des dernières années le concept des saines habitudes de vie, pour toute la population lavaltroise, et particulièrement pour les jeunes fréquentant les écoles de Lavaltrie.

Avant même la création de la Politique familiale, et encore aujourd’hui, plusieurs actions ont été mises de l’avant par la ville et sa communauté, dans une perspective d’amélioration de la qualité de vie et de la santé globale des citoyennes et citoyens :

  1. Lavaltrie est membre du Réseau québécois de Villes et Villages en santé (2007);
  2. Par l’entremise de la Commission scolaire des Samares, les cinq écoles ont adopté la Politique-cadre pour une saine alimentation et un mode de vie physiquement actif en milieu scolaire Pour un virage en santé à l’école (2007);
  3. La Politique familiale de Lavaltrie (2008) identifie plusieurs actions liées aux saines habitudes de vie;
  4. La Ville de Lavaltrie travaille en collaboration avec la Direction de la santé publique par le biais du Comité Santé Lavaltrie créé en 2008.

 

Les retombées positives du projet pilote

Suite au projet pilote, Lavaltrie a adopté en 2010 une résolution visant à interdire l’implantation de commerces de restauration rapide autour des écoles dans un rayon de 500 mètres. Depuis la fin du projet, l’intention des élus municipaux était d’insérer, dans le cadre de la refonte du plan d’urbanisme et du règlement de zonage, une classification précise de l’offre alimentaire sur une base juridique solide. Les usages conditionnels suggérés par les conseillers urbanistiques et juridiques ne permettaient pas aux élus d’avoir une marge de manœuvre pour l’acceptation de restauration avec service au comptoir qui aurait été jugé comme «santé», cette avenue a été mise de côté. 

M Carol Rivest, urbaniste, déclarait : « À la lumière des conclusions du rapport et sur la faiblesse de nos pouvoirs actuels, je crois qu’il est primordial que la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme soit modifiée afin de donner aux municipalités, des pouvoirs d’intervention clairs et nets en matière de restauration rapide». Ces pouvoirs devraient permettre de faire la différence entre une restauration rapide néfaste pour la santé et celle qui ne l’est pas.

 

La Conclusion et les retombées positives du projet

Téléchargez le rapport Urbanisme et environnement alimentaire autour des écoles : une règlementation pour limiter l’implantation des restaurants rapides pour connaitre l'ampleur qu'a pris le projet Zonage!

Un projet au cœur des préoccupations gouvernementales

La promotion de la santé au Québec

Pour tenter d’éliminer les problèmes reliés au poids, le gouvernement provincial a adopté le programme Investir pour l’avenir - Plan d’action gouvernemental de promotion des saines habitudes de vie (2006-2012). Dans ce plan, plusieurs éléments ont été réunis afin de cerner les sources entraînant des problèmes de santé chez les jeunes, dont l’obésité, et les moyens d’améliorer leur qualité de vie. Parmi ceux-ci figure notamment « la favorisation de la saine alimentation qui a pour but la promotion et le soutien au développement d’environnements favorables à l’adoption de saines habitudes alimentaires ». À cela s’ajoute la politique-cadre Pour un virage santé à l’école (2007) dont l’objectif est d’aider le milieu scolaire à améliorer l'offre alimentaire à l'école et permettre aux jeunes d'adopter un mode de vie physiquement actif.

La Charte d'Ottawa

De son côté, le gouvernement fédéral est aussi intervenu au milieu des années 80 en signant la Charte d’Ottawa pour la promotion de la santé, suite à la première conférence internationale pour la promotion de la santé qui a eu lieu à Ottawa en 1986. D’ailleurs, dans sa mission et le choix des projets qu’elle met sur pied, l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ) se base sur la définition et les principes de promotion de la santé qui sont énoncés dans la Charte. Les 38 pays participants à la conférence, qui ont signé le document, se sont de ce fait engagés à :

  • Contrer les pressions exercées en faveur des produits dangereux, des conditions et des milieux de vie malsains ou d’une nutrition inadéquate.
  • Reconnaître que les individus constituent la principale ressource sanitaire, à les soutenir et à leur donner les moyens de demeurer en bonne santé.

C’est dans ce contexte que l’ASPQ a mis sur pied le projet d’amélioration de l’environnement alimentaire autour des écoles par la réglementation municipale.

Les saines habitudes de vie dans le milieur municipal

En ce qui concerne les municipalités du Québec, elles sont également actives en matière de saines habitudes de vie favorisant la santé de leur population. En effet, plusieurs d’entre elles ont entrepris des projets d’urbanisme qui favorisent l’activité physique et le transport actif, créé de nouveaux centres sportifs ou sont intervenues en matière d’offre alimentaire sur leur territoire.

La tournée des ambassadeurs
Afin de reconnaître leurs efforts et encourager l’ensemble des municipalités du Québec à entreprendre des initiatives favorisant la santé de la population, le gouvernement du Québec a entrepris, de mars à mai 2010, la tournée des ambassadeurs. Il s’agissait d’une vaste campagne de communication visant à inciter toutes les municipalités du Québec à poursuivre leurs efforts d'amélioration de la qualité de vie des citoyennes et des citoyens, notamment par la création d'environnements propices à l'adoption et au maintien de saines habitudes de vie. Huit villes, dont fait partie Gatineau, ont signé la Déclaration d'engagement pour les saines habitudes de vie dont l'un des objectifs est d'aménager leur territoire en privilégiant la création d'environnements favorables à l'adoption de saines habitudes de vie pour leurs citoyennes et citoyens.

 

Adoption de la réglementation
La ville de Rosemère, une première source d’inspiration en matière de règlementation de zonage pour limiter la restauration rapide autour des écoles

Rosemère, ville urbaine de 14 377 habitants comptant 7 écoles (4 primaires et 3 secondaires) sur son territoire, a adopté à l’automne 2012 un règlement de zonage visant à interdire la restauration rapide autour de ses écoles. Le règlement a été rédigé dans le cadre de la refonte totale des règlements, suite à l’adoption du deuxième schéma d’aménagement. En vue de la bonification de règlements existants, le conseil municipal a fait le tour des problématiques observées au sein de la ville et a décidé d’insérer dans une partie du règlement, des usages concernant la restauration (rapide) de type «fast-food».

Dans le secteur où l’on retrouve des écoles, l’usage commercial est limité au commerce de voisinage compatible avec l’habitation avoisinante. Le commerce de restauration est limité à la «restauration et établissement avec service complet (avec ou sans terrasse)», ce qui signifie que seuls les restaurants offrant un service aux tables sont permis et que le service à l’auto (qui génère beaucoup trop de circulation) est interdit.

Aussi, la ville a créé un secteur spécifique pour les commerces classés «régionaux lourds» qui aux yeux de la municipalité représentent des inconvénients pour le voisinage au chapitre de l'achalandage, ou autres nuisances. Ces commerces doivent être localisés de façon à limiter autant que possible leur impact négatif sur les secteurs avoisinants. C’est dans ce secteur que l’on peut retrouver entre autres : les bars, les établissements présentant des spectacles et produits érotiques et les comptoirs fixes ou mobiles de restauration rapide.

Rosemère adopte une règlementation interdisant les restaurants rapides autour de ses écoles

Pour en savoir plus sur la réglementation que la ville de Rosemère a adoptée en 2012 concernant l’interdiction de l’implantation de restaurants rapides autour de ses écoles, des entrevues filmées ont été effectuées par l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ) auprès de la Mairesse de Rosemère, Mme Madeleine Leduc, de la Directrice des services d’Urbanisme, Mme Nathalie Legault et du Directeur des services communautaires, M Alain Roy, en présence du Directeur des communications, M Michel Girouard.

Des informations ont été recueillies sur le service spécifique créé par la ville pour les commerces classés «régional lourd» qui aux yeux de la municipalité représentent des inconvénients pour le voisinage au chapitre de l'achalandage, ou autres nuisances. Les restaurants faisant partie de ce type de commerces doivent donc être localisés de façon à limiter autant que possible leur impact négatif sur les secteurs avoisinants.
Pour écouter la vidéo, cliquez ici.

Expériences internationales

Expériences internationales de réglementations municipales en matière d'alimentation

À ce jour, on dénombre une vingtaine de municipalités, majoritairement américaines et britanniques, qui ont adopté des règlements d’urbanisme afin de limiter ou interdire certains types de restaurants dans des secteurs de leur territoire.

L'urbanisme et l'environnement alimentaire au fil des ans

  • Ce type de zonage a débuté dans les années 1980, en Californie, alors que des municipalités de l’État ont eu le souci d’interdire l’implantation de grandes chaînes de restaurants rapides afin de préserver leur patrimoine architectural dans certains quartiers.
  • Dans les années 1990, ces municipalités ont eu recours à des règlements de zonage, cette fois dans le but d’éliminer ou de réduire certaines nuisances causées par les restaurants rapides (ex. interdiction des commandes à l’auto pour diminuer le trafic, les déchets des emballages, les odeurs, etc.).
  • C’est à l’aube des années 2000, possiblement dû à la préoccupation grandissante face à l’épidémie d’obésité chez les jeunes, que des objectifs de santé publique ont été considérés dans l'élaboration de règlements de zonage en vue de limiter l’implantation de restaurants rapides.
  • Aujourd’hui, plusieurs villes telles que Paris, New York et Tofino (Colombie-Britannique) étudient la possibilité de limiter la restauration rapide sur leur territoire

 

Quelques initiatives internationales 

Ville et pays Détroit, Michigan, U.S.A Waltham Forest Borough, Londres Arden Hills, Minnesota, U.SA.
Population 951 270 223 200 9652
Règlements Les restaurants avec services, les comptoirs pour emporter et les restaurants rapides ne peuvent s’établir à moins de 500 pieds (152 m) d’une école. De plus, les services à l’auto sont interdits dans plusieurs zones. Les comptoirs de mets chauds à emporter sont interdits à moins de 400 m d’une école ou d’un parc.
Dans certaines zones, les comptoirs de mets chauds à emporter ne peuvent représenter plus de 5 % de tous les commerces.
Dans les secteurs où ce type de comptoirs est permis, il doit y avoir au moins deux commerces différents entre chaque comptoir ou groupe de comptoirs (nombre maximal est de deux comptoirs). Tandis que dans d’autres zones, un comptoir sera autorisé à plus de 400 m d’un autre comptoir.
Aucun restaurant rapide à moins de 400 pieds (122m) d’une école, église, site récréatif ou propriété zonée résidentielle

Distance minimale de 1 320 pieds (402m) entre deux restaurants rapides

Aucun restaurant rapide sur un lot inférieur à 24 000 p.c. (2 230 m.c.)

Conformité à des normes concernant : aménagement, paysager, insonorisation, dépôt de neige, clôtures, design, signalisation et sécurité routière
Objectifs  Guider et régir le bon usage pour promouvoir et protéger la santé publique, la sécurité et le bien-être général. Gérer la prolifération excessive des comptoirs de mets chauds à emporter Gérer les problèmes spécifiques provenant des restaurants de malbouffe et les commerces avec un service à l’auto, les garages ou les stations-service
Comités et partenaires 

Comité de direction

Le comité de direction détermine les orientations stratégiques du projet et veille à leur mise en œuvre. Il supervise la gestion du projet afin d’atteindre les résultats prévus. De plus, le comité de direction valide les stratégies et les interventions proposées et reçoit régulièrement les rapports d’étape et les rapports d’évaluation.

Membres du comitéMartin Saint-George, membre du conseil d’administration de l’ASPQ et organisateur communautaire – CLSC Lucille-Teasdale

Louis Poirier, Chef d’unité, Direction du développement des individus et des communautés - Institut national de santé publique du Québec

Micheline Séguin Bernier, Agence de la santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec, Direction de santé publique

Suzie Pellerin, directrice de la Coalition québécoise sur la problématique du poids

Lucie Granger, directrice générale de l’Association pour la santé publique du Québec

Nathalie Fortin, chargée de projet, projet Urbanisme et environnement alimentaire autour des écoles à l’Association pour la santé publique du Québec

Comité d'experts juridiques et urbanistiques
Pour assurer la réussite du projet Urbanisme et environnement alimentaire autour des écoles, un comité d’experts accompagnera les équipes de travail en leur offrant des services professionnels, un support et des conseils tout au long du projet.

Ce comité a pour mandat de :

  • répertorier les cas de zonage et de jurisprudence relatifs à la restauration rapide et autres établissements desquels l’on pourra s’inspirer ou éviter
  • collaborer à l’élaboration de propositions de modification des règlements d’urbanisme selon les enjeux et besoins de chaque municipalité

 

Membres

Me François Tremblay, avocat, Tremblay, Savoie, Lapierre, senc.

M. Gérard Beaudet, urbaniste et professeur titulaire, Institut d'urbanisme, Faculté de l'aménagement, Université de Montréal

Mme Hélène Doyon, urbaniste et vice-présidente, Apur urbanistes-conseils

Comité scientifique

Ce comité contribue à enrichir l’aspect scientifique du projet en le documentant avec des résultats d’études et des données portant entre autres sur :

  • L’obésité
  • Les comportements alimentaires des jeunes
  • L’environnement alimentaire et la proximité des commerces alimentaires autour des écoles
  • Les politiques et compétences municipales
     

Membres

Sophie Paquin, urbaniste, conseillère en urbanisme et santé publique, secteur environnement urbain et santé, Direction de santé publique de Montréal, auteure de l'ouvrage "Le zonage municipal : un outil contribuant à créer un environnement bâti favorable aux saines habitudes de vie" publié en 2009.

Yan Kestens, chercheur adjoint, Département de médecine sociale et préventive, Université de Montréal; chercheur secteur environnement urbain et santé, Direction de santé publique de Montréal; auteur des ouvrages « Étude du paysage alimentaire autour des écoles montréalaises », publiés en 2007, et "Social inequalities in food exposure around schools in an urban area", en 2010.

Geneviève O’Gleman, nutritionniste, chef recherchiste et coanimatrice pour la série documentaire « Bouffe ou malbouffe » diffusée à Canal Vie.

Alexandre Lebel, étudiant chercheur au doctorat en aménagement du territoire et développement régional à l’Université Laval et auteur de l’ouvrage « Analyse de l’effet du milieu de vie sur l’excès de poids » publié en 2009.

Éric Robitaille, conseiller scientifique, direction du développement des individus et des communautés
Habitudes de vie, équipe nutrition, activité physique et poids, Institut national de santé publique du Québec, auteur de l'ouvrage "Analyse géographique de l'accessibilité des restaurants-minute et des dépanneurs autour des écoles publiques québécoises" publié en 2009. 

Andréa Van Hulst, candidate au doctorat en santé publique à l'Université de Montréal.

Partenaires financiers du projet
La réalisation de ce projet est rendue possible grâce au soutien du Fonds Québec en Forme et l'Agence de santé publique du Canada.

 

Guide La zone-école et l'alimentation: des pistes d'action pour le monde municipal

La zone-école et l'alimentation : des pistes d'action pour le monde municipal

Réalisé par l'Association pour la santé publique du Québec, en partenariat avec le Réseau québécois de Villes et Villages en santé, cet outil de référence s'adresse à tous les acteurs municipaux et  les intervenants qui souhaitent contribuer à l’amélioration de l’environnement alimentaire des jeunes Québécois.

Téléchargez le guide en cliquant ici.

 

 

The School zone and nutrition: a Guide for the municipal sector

In order to better understand how municipalities can intervene to improve our youth’s food environment, the Quebec Public Health Association (ASPQ), in partnership with the Health Network for Quebec’s Cities, Towns and Villages (RQVVS) and the Quebec Coalition on Weight-Related Problems (Coalition Poids), conducted action research in three municipalities between 2009 and 2011. The municipalities of Baie-Saint-Paul, Gatineau, and Lavaltrie contributed to the development of the process, while identifying its obstacles and the conditions required for its success. The lessons drawn from this experience have made possible the preparation of this guide, reviewing legal and urbanistic considerations, as well as the essential steps for the realization of a project of this nature.

This guide is intended for all who are concerned about the health of children. It presents, in a succinct fashion, a few possible courses of action for municipalities wishing to improve the food environment of children by limiting the presence of fast-food restaurants near schools, with the objective of promoting public health and well-being through sound land-use planning and an appropriate spatial distribution of commercial uses. This guide has an environmental and urbanistic vocation.

To download the Guide :The School Zone and Nutrition: Courses of Action for the Municipal Sector

To download the Poster : Urban planning by-laws can be used to limit the establishment of fast-food restaurants near schools!

Liens intéressants 

 

Intimidation à l'égard du poids

Un changement de regard est nécessaire!

« Dès l’âge de 4 ans, les enfants ont une aversion pour les grosses personnes. À 3 ans, ça ne les dérange pas. Mais à 4 ans, ils ont une préférence pour les silhouettes minces. À 5 ans, ils commencent à se préoccuper de leurs corps et, à 6 ans, ils sont davantage préoccupés » indique Annie Aimé, professeure de psychologie à l’Université du Québec en Outaouais.

 Les conséquences que peut avoir l'intimidation à l'égard du poids sur la santé physique et mentale des jeunes sont nombreuses. Elles incluent des comportements alimentaires malsains, une baisse de l’estime de soi, une mauvaise image corporelle ou encore une diminution de leurs motivations aux activités physiques et sociales. De plus, les discriminations perçues et subies dans l’enfance et l’adolescence peuvent être des prédicteurs à l’apparition de troubles émotionnels et psychologiques plus tard dans la vie. 

Alors que notre société prône un idéal de beauté au travers du « culte de la minceur » et pointe du doigt l’excès pondéral, l’ASPQ a décidé de porter un regard plus particulier sur l'intimidation à l’égard des personnes en surpoids et obèses. Depuis 2014, elle a réalisé différents projets sur cette thématique, en particulier chez les jeunes. 

NOUVEAUTÉ - Prévenir et contrer l’intimidation à l’égard du poids dans votre école – Guide de pratique à l’intention des enseignants et des intervenants scolaires des écoles primaires du Québec

Ce guide a pour objectif de contribuer à ce que les élèves du primaire, au Québec, puissent évoluer dans un environnement sain et sécuritaire comme stipulé dans le plan d’action gouvernemental pour prévenir et contrer l’intimidation 2015-2018 et le projet de loi no 56.
Guide - version PDF

L’embonpoint, l’obésité et la maigreur chez les enfants ainsi que l’intimidation à l’égard du poids à l’école primaire constituent des enjeux importants de santé publique. Contrairement à la croyance populaire, l’intimidation à l’égard du poids dans les écoles primaires du Québec est un phénomène répandu qui a un impact négatif sur la santé physique et mentale des enfants et qui affecte leur performance scolaire.

Près de 2 parents sur 5 rapportent que leur enfant ou l’un de leurs enfants a été intimidé à cause de son poids au cours de la dernière année : c’est, notamment, ce qui ressort d’un sondage électronique ASPQ-Ipsos, mené en juin 2019 auprès de 1 005 parents québécois ayant au moins un enfant âgé de 6 à 12 ans inscrit dans une école primaire, dont voici les faits saillants:Sondage-faits saillants PDF

Coalition Poids

Depuis 2008, l’ASPQ parraine la Coalition Poids

Mission de la Coalition québécoise sur la problématique du poids

La Coalition Poids agit afin de prévenir l’obésité et les problèmes de poids. Elle travaille, avec ses partenaires, à créer des consensus et à revendiquer des lois, des règlementations et des politiques publiques afin de modifier les environnements pour favoriser la saine alimentation, l’activité physique et des normes sociales favorables à la santé. La Coalition Poids cible entre autres le marketing alimentaire, le transport actif sécuritaire des jeunes, les politiques alimentaires dans les institutions publiques et la consommation de boissons sucrées.

Pour devenir partenaire ou pour en savoir davantage, visitez son site Internet : Coalition Poids.

Groupe de travail provincial sur la problématique du poids

En 2000, l’ASPQ a mis en place le Groupe de travail provincial sur la problématique du poids (GTPPP), un groupe multidisciplinaire constitué d'experts et de partenaires afin de poursuivre les objectifs suivants:

  • développer une vision commune en regard de la problématique du poids;
  • développer un plan d'action global et intersectoriel pour favoriser le maintien d'un poids santé.

Depuis sa constitution, le GTPPP explore et analyse les multiples facettes de la problématique du poids et se penche sur les solutions qui pourraient y être apportées. Le GTPPP a développé une vision de la problématique du poids qui a été présentée dans un document intitulé Les problèmes reliés au poids au Québec : un appel à la mobilisation.

Promouvoir de saines habitudes de vie

De plus, grâce à des subventions reçues de Santé Canada dans le cadre de la Stratégie canadienne sur le diabète, l'ASPQ a mené durant trois ans deux projets novateurs : Rendre les environnements facilitants et Éducation aux saines pratiques de contrôle du poids comme stratégie de promotion d’un mode de vie sain. Ces projets ont permis d’approfondir les connaissances sur différents enjeux de la problématique du poids et d'identifier des pistes d'actions pour renverser la tendance de ce problème majeur de santé publique.

Réalisations du GTPPP

Maigrir ou être comme je suis

Ça va, Sabine?

 

 

 

 

 

Un appel à l'action

Appel à la mobilisation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour le meilleur et pour le pire