Association pour la santé publique du Québec

L'Association pour la santé publique du Québec (ASPQ) est un regroupement autonome, multidisciplinaire et sans but lucratif qui contribue à la promotion, à l’amélioration et au maintien de la santé et du bien-être de la population québécoise. Son approche globale et intégrée contribue à faire de la santé un terrain où prévalent la mobilisation, la concertation et la collaboration.

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Communiqués et publications

27 février 2008 - Communiqué de presse - Contrôle du tabac

Le projet de règlements sur le tabac

L’ASPQ totalement en accord

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Montréal, 27 février 2008 - L’Association pour la santé publique du Québec acclame le projet de règlements sur le tabac déposé par le ministre Couillard. L’ASPQ soutient fortement le projet de règlements qui renferme une série de mesures consolidant les dispositions de la Loi sur le tabac se rapportant à la promotion. Au coeur de la mission de l’Association se trouve la prévention et la promotion des environnements facilitants en termes de santé publique.

Nous sommes depuis longtemps concernés et préoccupés par la problématique du tabac et favorisons toutes mesures efficaces de réduction du tabagisme, notamment l’élimination de la promotion du tabac. Lucie Thibodeau, présidente de l’ASPQ, applaudit vivement la détermination du ministre de poursuivre son offensive contre la promotion du tabac même si, dans notre société, la promotion est toujours permise et présente. Elle souligne que « bien que le projet de règlements ne soit pas parfait, l’adoption de ces mesures représente un pas important pour renforcer les mesures législatives existantes. Cela fait partie d’un mouvement plus large vers l’interdiction totale de la publicité ».

Stopper la promotion du tabac
Il est de l’avis de l’Association que les restrictions sur la publicité sont nécessaires dû à l’exploitation, à leur avantage, des zones grises de la loi par les fabricants du tabac. La présidente de l’ASPQ souligne que « chaque année au Canada, les compagnies de cigarettes achètent au coût de 90 millions de dollars l’espace disponible derrière les comptoirs des dépanneurs. Ainsi, des pans complets de murs affichent toutes sortes de publicités en faveur du tabac et c’est pour cette raison qu’une réglementation est indispensable. Il faut empêcher l’industrie de continuer à acheter tout cet espace afin de remplacer les paquets de cigarettes par de la seule publicité. Nous félicitons le projet du Dr Couillard qui comble ce besoin ». La réglementation vient compléter la loi en étendant sa portée au-delà des étalages, pour inclure les affichettes et les panneaux publicitaires.

Décourager l’usage des cigarillos chez les jeunes
Dans un autre ordre d’idées, nous félicitons l’initiative qu’a prise le gouvernement d’interdire la vente à l’unité des cigarillos. Il est primordial de contrer l’augmentation phénoménale de l’usage de ces produits chez les jeunes Québécois. « Les jeunes sont généralement sensibles au facteur prix lorsqu’ils achètent un produit. C’est pourquoi vendre les cigarillos à l’unité au coût de 1,29 $ rend leur usage plus accessible et peu coûteux », de dire la présidente. La prochaine étape serait d’empêcher les compagnies de tabac d’utiliser des arômes de bonbons, de fruits, de miel et d’alcool pour adoucir le goût âcre du tabac et dissimuler sa nature meurtrière.

Réglementer la publicité imprimée
À l’Association, nous sommes persuadés que la discrétion de l’industrie du tabac, en termes de publicités imprimées, tire à sa fin. « Si les compagnies de tabac se sont quelque peu retirées ces dernières années, il nous apparaît évident que cela ne durera pas et qu’il est important de prévenir dès maintenant leur retour en force sur la scène publicitaire », précise madame Thibodeau. Le projet de règlements s’assure justement que la marge de manoeuvre des compagnies demeure aussi restreinte que possible, par exemple en limitant la publicité directe à du texte noir sur blanc sans possibilité d’utiliser des graphiques ou images positives. Jusqu’à ce que la publicité soit complètement interdite—ce que nous appuyons fortement—le gouvernement devrait au moins exiger des mises en garde sur les dangers du tabac pour ses usagers.

En terminant, il nous importe de rappeler que le tabac représente la plus importante cause de décès évitables dans notre société. De par l’énormité des coûts humains et économiques engendrés par l’usage du tabac, il n’y a aucun doute possible quant à la responsabilité qu’a le gouvernement de combattre cette calamité en s’attaquant à l’ensemble de ses aspects, incluant la promotion. « Le ministre peut compter sur notre appui dans l’adoption de ce projet de règlements qui, nous l’espérons, sera adopté dans les plus brefs délais. Nous sommes convaincus que ses effets positifs ne sauront tarder à se faire ressentir », affirme la présidente.
 

La Présidente de l'ASPQ,
Lucie Thibodeau