Association pour la santé publique du Québec

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  • Janvier 2018 - Communiqué de presse

    Santé : Le sel est le nouvel ennemi public

    Montréal, le 15 janvier  2018 – Selon le dernier rapport publié ce matin par Santé Canada, intitulé Réduction de la teneur en sodium dans les aliments transformés au Canada, les Canadiennes et Canadiens de tous âges consomment trop de sel. Ce sont principalement les produits transformés, ultra-transformés, emballés ou servis au restaurant qui contiennent une grande quantité de sodium. « Cette surconsommation de sel engendre de sévères problèmes de santé, soutient le Dr Yves G. Jalbert, spécialiste de contenu à l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ). L’excès de sodium dans l’alimentation provoque l’hypertension artérielle qui est un facteur de risque important de maladie cardiaque et d’accident vasculaire cérébral. Ces problèmes de santé constituent les principales causes de décès au Canada, après le cancer. »

    L’ampleur du problème
    Les chiffres sont éloquents :

    ● 25 % des Canadiennes et Canadiens souffrent d’hypertension.

    ● 80 % d’entre eux consomment plus de 2 300 milligrammes de sodium quotidiennement, alors que, pour une bonne santé, 1 500 milligrammes par jour sont recommandés.

    ● 93 % des enfants de 4 à 8 ans consomment trop de sodium et 97 % chez les garçons adolescents.

    ● 77 % du sodium de l’alimentation des Canadiennes et Canadiens provient des aliments transformés.

    L’apport moyen du sodium au Canada est de 3 400 milligrammes par jour.

    Le résultat des cibles volontaires est décevant

    En 2012, l’industrie alimentaire a travaillé, sur une base volontaire,  avec Santé Canada et des experts en recherche afin de réduire le sodium dans les aliments transformés d’ici la fin de 2016. Cet exercice avait pour objectif de réduire par étapes la quantité de sel, tout en maintenant la salubrité et la qualité des aliments, ainsi que l’acceptation par les consommateurs.

    Selon l’ASPQ, « les efforts de l’industrie pour atteindre des cibles de réduction du sodium dans les aliments transformés demeurent, pour le moins, décevants : seulement 14 % des catégories d’aliments évalués ont passé le test et respectent les cibles volontaires. L’industrie agroalimentaire n’a visiblement pas réussi à réduire l’apport de sel dans les aliments transformés. »

    Ce que la littérature scientifique constate sur les mesures volontaires
    Plusieurs études réalisées en Australie, en France et au Royaume-Uni montrent que l’approche par « mesures volontaires » est peu efficace. Les engagements volontaires de l’industrie agroalimentaire sont également dénoncés par plusieurs organisations de consommateurs et de chercheurs.

    Recommandation de l’ASPQ
    « Comme ce fut le cas pour l’élimination des gras trans de l’assiette des Canadiennes et des Canadiens, le Dr Jalbert conclut qu’il vaut mieux prévenir que guérir. Santé Canada devrait imposer des cibles de réduction de sel dans les aliments transformés à l’industrie agroalimentaire, afin de protéger et ultimement d’améliorer la santé de toutes et de tous.

    À propos de l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ)
    L’ASPQ regroupe citoyens et partenaires pour faire de la santé durable, par la prévention, une priorité.

    L’ASPQ soutient le développement social et économique par la promotion d’une conception durable de la santé et du bien-être. La santé durable s’appuie sur une vision à long terme qui, tout en fournissant des soins à tous, s’assure aussi de les garder en santé par la prévention. www.aspq.org.

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    Source :
    Jean Alexandre
    Responsable des communications et de la collecte de fonds,
    Association pour la santé publique du Québec
    Téléphone : 514 528-5811, poste 261
    Cellulaire : 514-442-7119  - Courriel : jalexandre@aspq.org

  • Décembre 2017 - Mémoire

    Projet de loi no 157 - LA SANTÉ DURABLE POUR TOUS: EN TOUTE COHÉRENCE

    MÉMOIRE DÉPOSÉ PAR L’ASSOCIATION POUR LA SANTÉ PUBLIQUE DU QUÉBEC DANS LE CADRE DES CONSULTATIONS PARTICULIÈRES ET AUDITIONS PUBLIQUES SUR LE PROJET DE LOI n° 157, LOI CONSTITUTANT LA SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE DU CANNABIS

    Avec son projet de loi no 157, Québec propose une approche visant «à minimiser les risques et les conséquences négatives pour la santé et la sécurité» de la population et celles des générations futures. L’ASPQ tient à saluer le fait que le gouvernement priorise ces objectifs plutôt que les gains financiers qu’entraînera la légalisation du cannabis.

    L’ASPQ félicite le gouvernement du Québec pour la cohérence d’ensemble liant les dispositions du projet de loi no 157, déposé le 16 novembre dernier par la ministre Lucie Charlebois.

    L’ASPQ profite des consultations particulières et des audiences publiques sur le projet de loi no 157 pour analyser le projet de loi suivant trois axes d’évaluation qui permettent d’assurer une cohérence avec la vision de protection de la santé, de la sécurité de nos jeunes et de celles des générations à venir:

    1- une gouvernance transparente, créatrice de santé durable
    2- zéro promotion et publicité
    3- 100 % cohérence

  • Novembre 2017 - Rapport annuel

    Rapport annuel 2016-2017

    Document joint

    Si « L’art est la réalisation du difficile, du beau et du bon », comme le soutenait Goethe, cette l’année, l’ASPQ a cultivé celui de la prévention et de la persuasion. Elle a multiplié les interventions pour faire connaitre et faire reconnaitre la santé durable, par la prévention, comme une priorité.

    Bonne lecture !

  • Novembre 2017 - Communiqué de presse

    L’Association pour la santé publique du Québec salue le projet de loi 157 encadrant le cannabis du gouvernement du Québec

    Montréal, 16 novembre 2017 – L’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ) félicite le gouvernement du Québec pour son projet de loi-157 sur l’encadrement du cannabis récréatif, déposé par la ministre Lucie Charlebois. «L'objectif principal de la légalisation du cannabis et de son encadrement demeure la protection de la santé et de la sécurité de la population. Nous sommes satisfaits que notre voix et celles de nos partenaires aient été entendues, puisque le gouvernement, tenant tête à d’importants lobbys, a décidé de gérer lui-même la distribution du cannabis. Selon l’ASPQ et ses partenaires, un monopole d’État offre de meilleures garanties d’atteinte de cet objectif et diminue les risques de banalisation de cette substance », mentionne Émilie Dansereau-Trahan, spécialiste de contenu à l’ASPQ. « Nous sommes également heureux que la mission de la Société québécoise du cannabis (SQC) ait pour objectif premier d’assurer la protection de la santé de la population sans favoriser la consommation du cannabis. Ainsi, bien que cette Société relèvera du ministère des Finances, elle n’aura pas comme but principal de générer des revenus. C’est ce qui la distingue de la Société des alcools du Québec (SAQ). »

    L’ASPQ rappelle l’importance cruciale de réglementer de façon stricte la promotion des produits du cannabis. « Nous nous réjouissons que ces règles s’inspirent de celles qui régissent le tabac et non pas de celles qui régissent l’alcool.  Toutefois, le fait que l’industrie du cannabis à des fins médicinales échappe à ces règles nous inquiète. Cette industrie a développé des stratégies marketing et saura rejoindre les consommateurs récréatifs et médicinaux », précise madame Dansereau-Trahan. « De plus, le fait de permettre la promotion par le biais des publications ciblant à 85 % un lectorat adulte, consiste à autoriser la promotion dans les grands quotidiens tel que le Journal de Montréal, y compris les journaux  gratuits comme le Voir. Ce type de promotion risquerait d’engendrer un effet pervers : il contribuerait à banaliser le cannabis récréatif, à le rendre attrayant et à en stimuler la consommation », mentionne la spécialiste de contenu.

    L'ASPQ aurait souhaité que le projet de loi 157 interdise la possibilité que le consommateur paye le cannabis à un moindre prix pour une grande quantité et qu’il interdise la mise sur pied de programmes de fidélisation tels que le programme Inspire de la SAQ. « Nous espérons donc pouvoir faire part de ces différents enjeux au gouvernement dans le cadre des consultations qui auront lieu sous peu », indique la spécialiste de contenu.

    À propos de l’Association pour la santé publique du Québec

    L’ASPQ regroupe citoyens et partenaires pour faire de la santé durable, par la prévention, une priorité. L’ASPQ soutient le développement social et économique par la promotion d’une conception durable de la santé et du bien-être. La santé durable s’appuie sur une vision à long terme qui, tout en fournissant des soins à tous, s’assure aussi de les garder en santé par la prévention www.aspq.org.

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    Source :
    Émilie Dansereau-Trahan
    Spécialiste de contenu – substances psychoactives 
    Association pour la santé publique du Québec
    Téléphone : 514 528-5811, poste 232   |   Cellulaire : 514-799-7901
    Courriel : edansereau@aspq.org

  • Septembre 2017 - Mémoire

    Encadrement du cannabis - Créer un monopole d'État pour bien encadrer et pour mieux contrôler

    Mémoire déposé dans le cadre de la consultation régionale sur l'encadrement du cannabis

    Le gouvernement fédéral allant de l’avant avec son projet de légaliser le cannabis à des fins récréatives, les provinces doivent maintenant mettre en place une politique-cadre qui vise à baliser la vente, la distribution et la consommation du cannabis et de ses dérivés. Québec propose une approche fondée sur la sécurité et la santé de la population, visant « à minimiser les risques et les conséquences négatives pour la santé et la sécurité ». 

    Comme le projet de loi C-45 du gouvernement fédéral doit entrer en vigueur en juillet 2018, ce qui laisse un délai très court de 15 mois aux provinces. L’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ) se mobilise pour faire en sorte que la politique sur les drogues adoptées par Québec soit un modèle cité dans le monde entier comme étant celui reflétant le plus possible les saines habitudes de vie afin d’atteindre l’objectif de protéger la santé et la sécurité de la population et, surtout, celle des jeunes.

     

     

     

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