(Selon les résultats d'un sondage réalisé par l'ASPQ en 2009 concernant les utilisatrices de PSMA.)
Dans le but de dresser un portrait des utilisatrices de PSMA, l’ASPQ a effectué un sondage en 2009 auprès des Québécoises âgées de 18 à 65 ans ayant eu recours à un PSMA dans les douze derniers mois. Ces femmes peuvent être l’une de vos patientes.
Dans le cadre du projet PSMA : des outils pour une clientèle diabétique à risque, nous avons réalisé des groupes de discussions avec des femmes âgées entre 25 et 65 ans ayant déjà utilisé un PSMA ou envisageant d’y avoir recours prochainement. L’objectif principal était d’identifier et de comprendre les perceptions, attitudes, freins et motivations des femmes face aux différents PSMA qui s’offrent à elles.
Plus spécifiquement, les groupes de discussion cherchaient à comprendre les dimensions suivantes :
Aperçu des constats dégagés suite à la réalisation de ces groupes de discussion :
Les sources de motivation menant à la consommation de PSMA sont liées soit à la santé, soit à l’apparence physique ou aux deux. Plusieurs mentionnent l’estime de soi et le désir de se sentir bien dans sa peau comme motivation à recourir à des PSMA.
C’est le niveau d’urgence ressentie par rapport à son poids qui influence davantage l’attitude des femmes quant au choix de la méthode de perte de poids. Les mesures choisies seront donc fortement influencées par la nature du besoin ressenti. Si le désir est de nature préventive, les méthodes seront moins draconiennes que si l’attitude est de nature obsessive.
Le principal risque rapporté spontanément est celui de vivre un échec dans sa démarche de perte de poids, donc de ne pas perdre le poids souhaité. Les participantes ont paru peu informées, mais aussi peu enclines à s’informer.
Votre rôle est important. Vous devez agir au niveau du processus décisionnel de vos patientes en les informant sur les risques physiques et psychologiques des PSMA, car ces derniers sont méconnus et souvent minimisés.