
La problématique du poids est complexe. En effet, s'il faut travailler à réduire le poids moyen de notre population, il faut le faire sans exacerber la préoccupation excessive à l’égard du poids. Malgré que le poids de la population augmente, les modèles corporels de beauté sont à la minceur pour les femmes et à la musculature pour les hommes. Certains peuvent être tentés d’avoir recours à des produits, services et/ou moyens amaigrissants pour obtenir le corps dont ils rêvent. Toutefois, le recours à ces méthodes amaigrissantes n’est pas sans risque, tant pour la santé physique que psychologique des individus.
Il est important que les professionnels et intervenants qui travaillent auprès de personnes qui vivent avec un surplus de poids, un diabète de type 2 ou qui sont préoccupées par leur poids soient informés des dangers que peuvent représenter les PSMA pour appuyer et enrichir leurs interventions auprès d’elles.
Il importe aussi que vous soyez sensibles à l’impact du surplus de poids de vos patientes non seulement sur leur santé physique, mais aussi sur leur santé psychologique et sociale. Les personnes ayant un surplus de poids ont souvent fait plusieurs tentatives de perte de poids avant de développer un diabète de type 2. Ce n’est donc pas faute de motivation et de détermination qu’elles se retrouvent avec cette condition de santé et vous devez en tenir compte dans vos interventions.
En tout temps, n’hésitez pas à référer vos patientes si vous pensez qu’elles bénéficieraient d’une aide plus spécifique par exemple au niveau de leur image corporelle. Vous trouverez plusieurs références dans la section Liens intéressants.
En lien avec son dossier portant sur l’image corporelle et les produits, services et moyens amaigrissants, l’ASPQ a décidé cette année de lié les dossiers de la santé mentale et de la problématique du poids en abordant le thème peu exploité de la discrimination et des préjugés à l’égard du poids.