L’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ) a activement appuyé l’adoption et le maintien des mesures législatives sur le contrôle des armes depuis 1989, alors que le massacre à l’École Polytechnique avait exposé le manque quasi total de réglementation de la possession privée des armes à feu au Canada. Plus particulièrement, nous appuyons de façon résolue le registre des armes à feu qui selon nous constitue un outil indispensable pour la prévention des traumatismes par balle, qu’il s’agisse de meurtres, d’accidents ou de suicides. De ce fait, nous appuyons sans réserve les actions de la Coalition québécoise pour le contrôle des armes.
Les organisations de santé ont lutté pour le renforcement de la loi en 1991 et en 1995. Les recherches scientifiques démontrent que les nouveaux contrôles ont contribué à la réduction des blessures et des décès par arme à feu. Ainsi, la loi canadienne est citée en tant que modèle partout dans le monde, tout particulièrement à l’égard de la lutte contre la violence faite aux femmes. Elle est également conforme aux standards internationaux, incluant la directive européenne récemment annoncée qui comprend l’enregistrement de toutes les armes à feu.